L’université de Strasbourg a été pionnière en matière d’études européennes. De la création d’un institut dédié spécifiquement à l’Europe (L’institut des hautes études européennes – IHEE en 1953) à l’actuel Centre d’excellence Jean Monnet, elle a, touche après touche, densifié et diversifié l’étude des questions européennes. Robert Kovar ancra l’étude du droit communautaire dès les années 1960 à Strasbourg. Il fut suivi par Raymond Poidevin, qui en 1984 organisa le premier colloque d’historiens sur l’histoire de la construction européenne. Marie-Thérèse Bitsch lui emboîta le pas, avec un colloque consacré à l’histoire du Conseil de l’Europe. Juristes et historiens ont ainsi constitué la colonne vertébrale de l’IHEE. Au début des années 2000, économistes et politistes vinrent à leur tour s’investir dans les études européennes. Michel Dévoluy obtint ainsi la première chaire Jean Monnet en économie au sein de l’université de Strasbourg. Les politistes développèrent au sein d’une équipe, le GSPE, l’analyse des politiques européennes. Depuis lors Strasbourg s’enorgueillit à juste titre d’être un pôle reconnu d’études européennes.

C’est Sciences Po Strasbourg, après l’intégration de l’IHEE en 2012, qui a repris pleinement le flambeau. C’est en son sein que se sont développées et diversifiées les études européennes, avec des masters et des formations spécifiquement dédiées à cette fin. Dans son cadre, l’Action Jean Monnet Erasmus+ a pu s’épanouir. Elle s’appuie sur plusieurs chaires Jean Monnet (histoire, sciences politiques, droit, économie), sur un réseau transnational FRONTEM, sur des projets Jean Monnet. Le tout est couronné par un Centre d’excellence franco-allemand Jean Monnet, pionnier en la matière puisqu’il intègre dans une même structure des chercheurs français et allemands. Ce pôle Jean Monnet entend, avec le soutien de la Commission européenne et celui de l’université de Strasbourg, maintenir l’excellence du site en matière européenne.

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